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Master Sciences et génie des matériaux

Après avoir fait une thèse à Grenoble, Jérôme COMBET a été nommé maître de conférences en 2000 à l’Institut Charles Sadron (ICS) où il mène des recherches sur les polymères chargés hydro-solubles. Depuis 2016, il est responsable du M1 Sciences et génie des matériaux.

Ovidiu ERSEN a fait sa thèse à Strasbourg et a été recruté en tant que maître de conférences en 2003. Spécialiste de la microscopie électronique en transmission, son laboratoire d’affectation est l’Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (IPCMS). Il a pris la responsabilité du master Sciences et génie des matériaux en 2015.

Pouvez-vous nous présenter le master Sciences et génie des matériaux (SGM) ?

Il s’agit d’un master ayant pour vocation de former les étudiants à la science des matériaux et plus particulièrement, de leur donner des bases solides pour concevoir, élaborer et caractériser de nouveaux matériaux aux propriétés spécifiques (électriques, magnétiques, optiques…). Cela concerne par exemple les nanomatériaux et les nanostructures, les matériaux polymères et les matériaux fonctionnalisés. Le master SGM est une formation pluridisciplinaire à l’interface entre la physique, la chimie et la biologie. C’est pourquoi certains cours sont mutualisés avec le master Chimie physique analytique et matériaux (CPAM) de la Faculté de chimie. De plus, il existe en M2 des conventions de partenariat avec l’École européenne de chimie, polymères et matériaux (ECPM), ainsi que l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Strasbourg. Le master bénéficie également d’un environnement scientifique de qualité et d’un adossement fort à la Fédération de Recherche Matériaux et Nanosciences d’Alsace ainsi qu’à l’Institut Carnot Mica, à travers la plupart des laboratoires de recherche fondamentale et appliquée d’Alsace qui ont des activités en relation avec la science des matériaux.

Le master comporte quatre parcours francophones : Design des surfaces et matériaux innovants (DSMI), Ingénierie des matériaux et nanoscience (IMN), Ingénierie des polymères (IP) et Formulation de matériaux et fonctionnalisation de surfaces (FMFS) qui se déroule quant à lui, entièrement à l’Université de Haute Alsace. La première année est identique à l’ensemble des parcours et la spécialisation s’effectue essentiellement en deuxième année. Enfin, il y a également un parcours franco-allemand en science des polymères, IM-PolyS, en partenariat avec l’Université de Freiburg, qui est totalement anglophone et compte actuellement une quarantaine d’étudiants en M1, venus de différents pays.

La formation laisse une part belle à l’expérimentation même si elle comporte également certains cours théoriques. Il s’agit d’arriver à comprendre les propriétés des matériaux en mettant l’accent sur les relations structures/fonctions. On ne demande cependant pas aux étudiants d’être à même de développer les théories sous-jacentes. En M1, la formation comporte beaucoup de TP et un stage de 8 semaines. En M2, un stage est prévu tout au long du second semestre.

Comment procédez-vous pour recruter les étudiants ?

Pour les filières francophones, la majorité des étudiants est issue des licences Physique ou Physique-chimie. Ce sont les profils qui s’en sortent en général le mieux. Cependant, la formation reste ouverte aux étudiants de licence Chimie, mais aussi de licence Sciences pour l’ingénieur, voire de licences professionnelles s’ils ont une forte motivation. La question de la motivation est très importante notamment dans les lettres de motivation qui accompagnent les dossiers de candidatures.

Quels sont les débouchés du master SGM ?

Les étudiants ont la possibilité de s’insérer dans le milieu industriel ou de continuer en thèse. Les entreprises qui recrutent sont des grands groupes tels que Solvay, Renault, PSA, L’Oréal, General Electric, Bosch etc. De nombreuses possibilités de poursuite en thèse sont proposées par les laboratoires d’adossement de la Fédération de Recherche Matériaux et nanosciences d’Alsace.

Quelles sont les nouveautés du master SGM à la rentrée 2018-2019 ?

La maquette du M1 a été presqu’entièrement remodelée. Nous avons en effet mis en place un socle très limité de cours communs aux différents parcours. Il y a ainsi un cours de physique et un cours de chimie obligatoires par semestre en M1, combinés à des UE à choix. Par exemple, au semestre 1 les étudiants doivent choisir 4 matières parmi 7 proposées. Beaucoup d’options sont mutualisées (au moins la moitié) avec d’autres formations, ce qui permet de garantir leur ouverture tout en limitant le coût de la formation. L’objectif de cette refonte est d’augmenter l’attractivité du master auprès des étudiants intéressés par la science des matériaux. Nous aimerions toucher un éventail de profils beaucoup plus importants et offrir aux étudiants un choix d’options adaptées à leur cursus et à leur projet professionnel. Actuellement, nous avons des promotions de 10 à 15 étudiants.

En M2, il y a peu d’évolutions hormis le fait que le Cursus master en ingénierie (CMI) sera intégré dans le parcours Design des surfaces et matériaux innovants (DSMI). Une autre nouveauté est que les étudiants du parcours Ingénierie des matériaux et nanosciences (IMN) pourront, sur candidature, faire partie de l’Ecole universitaire de recherche Qmat (Quantum Science and Nanomaterials) qui démarrera à la rentrée prochaine.

Interview réalisée par Edouard Laroche, Sarah Prohaska et Guillaume Weick.