Livret pédagogique

Livret pédagogique

Télécharger

Accueil
Accueil  >   Newsletter de la Faculté   >   Numéro 5 - Juin 2019   >   Formations   >   La licence Sciences et technologies

La licence Sciences et technologies

Julia AUTIN est responsable de la nouvelle licence Sciences et technologies portée par l’École et observatoire des sciences de la Terre (EOST), la Faculté de chimie et la Faculté de physique & ingénierie, et Hervé BERVILLER est responsable de son parcours Métiers de la physique et de l’ingénierie porté par la Faculté de physique & ingénierie. Cette formation s’organise en 5 parcours après la première année : Sciences et société, Métiers de la chimie, Métiers de la physique et de l’ingénierie, Préparation au professorat des écoles et Préparation aux concours administratifs.

Julia AUTIN a commencé à enseigner à l’EOST en 2011 en tant que maître de conférences. Dans l’équipe de géologie, ses thématiques de recherche portent sur la géophysique marine et concerne notamment les problématiques de la séparation des continents. Julia AUTIN s’est très vite intéressée à la pédagogie, notamment en se rapprochant de l’Institut de développement et d’innovation pédagogiques (IDIP) de l’Université de Strasbourg. Elle a ainsi été pressentie pour prendre la responsabilité de cette nouvelle licence et de son parcours Sciences et société.

Hervé BERVILLER est arrivé en 2002 à la Faculté de physique & ingénierie en tant que maître de conférences. Il est rattaché au laboratoire ICube où son activité de recherche concerne l’implantation d’algorithmes de traitement du signal sur des circuits numériques. En plus de la responsabilité du parcours Métiers de la physique et de l’ingénierie de la licence Sciences et technologies, Hervé BERVILLER est également responsable de la deuxième année de la Licence Sciences pour l’ingénieur.

Pouvez-vous nous présenter la licence Sciences et technologies ?

Le projet de licence Sciences et technologie est né à la Faculté de Chimie sous l’impulsion de Jean-Marc Planeix. C’est une formation pluridisciplinaire avec une possibilité de sortie et d’insertion professionnelle à niveau bac + 3, mais qui est différente d’une licence professionnelle. Cette licence à vocation à permettre aux diplômés de L3 d’entrer dans la vie active sans interdire pour autant de poursuivre en master ou de revenir sur une licence disciplinaire.

Les parcours « métiers de » comptent 15 ECTS professionnalisants avec un stage, des cours d’ouverture socio-économique et culturelle, ainsi que des cours de langues. La moitié des enseignements de la formation ont une vocation professionnelle.

De plus, il existe des enseignements communs entre les parcours « métiers de » mais il y a également des mutualisations avec les licences disciplinaires.

Quels sont les débouchés possibles ?

Les diplômés de la première année peuvent se diriger vers les L2 Sciences et technologie, Chimie, Sciences pour l’ingénieur, mais pas en Physique. Après une L3 Sciences et technologies, les étudiants peuvent s’insérer professionnellement ou intégrer un Master non disciplinaires (par exemple en médiation scientifique, Master métiers de l’enseignement…), mais également poursuivre avec une L3 disciplinaire afin d’obtenir 2 licences en 4 ans et de poursuivre vers un master disciplinaire.

Quels sont les effectifs ?

En première année, il y avait initialement 40 étudiants. 25 d’entre-eux ont passé les examens du semestre 1. Actuellement, il y a 20 élèves en cours.

La L2 ouvrira à la rentrée prochaine sauf le parcours Métiers de la chimie qui a ouvert dès cette année.

Il y aura peut-être un flux d’étudiants d’autres licences qui intégrera la L2 à la rentrée prochaine.

Y’a-t-il un dispositif « oui, si » ?

Il y a des « oui, si » de catégorie 1, c’est-à-dire que des modules supplémentaires sont prescrits aux étudiants n’ayant pas le niveau attendu, mais pas une année supplémentaire.

Au départ, il y avait 7 étudiants concernés. Aujourd’hui, il en reste 3. Il y a eu des réorientations et un abandon. Les 3 étudiants qui restent s’en sortent bien et s’accrochent. Par ailleurs, des étudiants volontaires ont demandé à participer à ces cours spécifiques.

Dans ce dispositif, les étudiant nous disent ce qu’ils aimeraient revoir. « C’est un peu à la carte ». Nous avons ainsi d’abord abordé la physique au semestre 1 puis les mathématiques au semestre 2.

La difficulté est de trouver des enseignants pour ces approfondissements de cours. En plus de ces cours, des entretiens individuels sont prévus avec les étudiants qui ont un référent parmi les enseignants.

Qu’aimeriez-vous mettre en place dans le cadre de cette licence ?

Julia Autin : J’aimerais qu’une association soit créée car les étudiants ont du mal à s’identifier à une composante Elle nous précise qu’elle prévoit également d’organiser un cycle de conférences, par exemple sur la médiation scientifique.

Un autre objectif est de mettre en place des visites de laboratoires ou d’entreprises pour leur permettre de découvrir des métiers. L’objectif est que dès leur première année, les étudiants aient une idée de vers où ils vont.

Interview réalisée par Edouard Laroche et Sarah Prohaska.