Livret pédagogique

Livret pédagogique

Télécharger

Accueil
Accueil  >   Newsletter de la Faculté   >   Numéro 5 - Juin 2019   >   Formations   >   Le dispositif "oui,si"

Le dispositif "oui,si"

De 2004 à 2019, David Halley a été maître de conférences à Télécom Physique Strasbourg (TPS), avant de rejoindre récemment la Faculté de physique & ingénierie. Il effectue ses recherches à l’Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (IPCMS). Son domaine de recherche est le magnétisme des nanostructures et l’électronique de spin. En particulier, il s’intéresse aux matériaux magnéto-électriques, où l’on peut modifier les propriétés magnétiques du matériau grâce à un champ électrique. A TPS, David Halley enseignait notamment la physique de la matière condensée et les nanosciences. A la Faculté de physique & ingénierie, David effectue depuis cette année environ la moitié de son service d’enseignement au sein du dispositif « oui, si ».

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le dispositif « oui, si », et à quels étudiants il s’adresse ?

Ce dispositif, mis en place dans le contexte de Parcoursup, consiste à effectuer la L1 de Physique-Sciences pour l’ingénieur en deux ans. Il s’agit de répartir les cours de la L1 usuelle sur deux ans, mais aussi d’apporter des cours de soutien, notamment de renforcement scientifique, aux étudiants. Ce dispositif s’adresse aux bacheliers ayant obtenu au lycée des résultats qui nous semblent trop justes pour aborder la L1 sereinement et la valider en un an.

Un comité d’enseignants de la Faculté décide si les candidats intègreront le dispositif « oui, si » à la rentrée universitaire. Chaque cas est étudié. Il arrive aussi que des étudiants intègrent volontairement ces cours. En revanche, si cela a été préconisé par le comité, c’est obligatoire.

Environ la moitié de mon service d’enseignement porte sur le dispositif « oui, si ». Il s’agit en première année de 72 heures de cours intégrés de mécanique qui entrent dans ce cadre. Je fais de la mise à niveau en vue de ce cours qui sera abordé l’année suivante. Cela permet, par la même occasion, de travailler d’autres notions mathématiques comme la dérivation de fonctions standards, l’intégration, etc.

Quels sont les effectifs ?

L’effectif était d’environ 40 étudiants inscrits en début d’année. En réalité, il y avait plutôt une trentaine de présents au début du semestre, et aujourd’hui, il en reste quinze.

Certains étudiants se réorientent et il y a également des abandons. Ces derniers peuvent alors rejoindre le DU « Tremplin réussite » de l’Université de Strasbourg.

Comment se déroule la scolarité des étudiants ?

Ils ont des épreuves communes en première année avec les autres étudiants. De plus, deux entretiens individuels avec l’équipe pédagogique sont organisés par an.

Le « oui, si » se fait sur la base d’un contrat qui les engage à assister aux cours. Les étudiants concernés peuvent passer en deuxième année seulement s’ils sont assidus.

A titre personnel, que vous apporte ces enseignements ?

Personnellement, cela me plaît car le dispositif « oui, si » constitue un véritable challenge pédagogique. Les étudiants qui se sont accrochés sont très motivés, et je pense qu’ils ont de vraies chances de réussite dans leur futur à l’Université, ce qui n’aurait pas été le cas en intégrant la L1 standard.

Interview réalisée par Edouard Laroche, Sarah Prohaska et Guillaume Weick.