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Master Physique appliquée et ingénierie physique

Gerhard SCHAFER est responsable, depuis 2010, de la mention de master Sciences pour l’ingénieur (SPI). Il va reprendre la responsabilité de la nouvelle dénomination du master qui s’intitulera désormais Physique appliquée et ingénierie physique (PAIP). Gerhard est professeur à la Faculté de physique & ingénierie et chercheur, depuis 2009, au Laboratoire d’HYdrologie et de GEochimie de Strasbourg (LHyGeS). Ses activités de recherche s’articulent autour de trois domaines de spécialité : la modélisation mathématique du transport multiphasique multiconstituant en milieu poreux, l’étude expérimentale et la simulation numérique du transport de fluides non miscibles avec échanges à différentes échelles et les transferts eau et matières dans les hydrosystèmes continentaux. Certains thèmes de recherche sont repris dans le parcours Mécanique numérique en ingénierie (MNI) du master.

Quelles sont les nouveautés qui vont apparaitre avec cette nouvelle dénomination de master ?

Le master PAIP s’inscrit dans la suite du master SPI. Il est né de la reformulation des dénominations nationales. Le master SPI a été scindé en un master PAIP et un master Génie industriel. La transition a été faite de manière simple et collégiale. L’objectif est toujours de former un flux de chercheurs et d’ingénieurs de haut niveau avec un spectre de connaissances spécialisées étendu.

L’une des nouveautés est le centrage sur un tronc commun (cela était moins développé avant) comme c’est le cas, par exemple, avec l’Unité d’enseignement (UE) « techniques de résolution numérique pour l’ingénierie » au 1er semestre du master 1. Le tronc commun sera enseigné en anglais dès le 1er semestre du M1. Ceci permettra au parcours Mécanique numérique en ingénierie (MNI) de garder sa place dans la formation car ce parcours est ouvert aux étudiants non francophones.

Au semestre 2 du M1, il y aura de nouvelles UE qui constitueront un tronc commun articulé autour de la simulation multi-physique.

En plus du tronc commun, il y aura des cours mutualisés en M1 et en M2 entre parcours comme par exemple entre Mécatronique et énergie (ME) et Micro et nano-électronique (MNE) pour l’électronique.

Nous nous sommes efforcés de garder une spécialisation assez importante en deuxième année, tout en assurant une forte unité et un vrai lien entre les trois parcours de la mention.

Le fait de scinder l’ancien master SPI en deux mentions permet d’avoir un peu moins d’étudiants à gérer. Cela facilitera notamment la gestion avec l’alternance qui est une charge lourde (gestion des emplois du temps, etc.).

Une autre nouveauté est l’ouverture de la première année du parcours ME à l’alternance et non plus uniquement le M2. Nous avions en effet une forte demande de la part des étudiants et des entreprises. C’est un défi à relever en termes d’organisation mais c’est également une opportunité de renforcer l’ouverture de nos formations vers le monde industriel et vers l’emploi.

Pour y arriver, nous allons proposer en M1 des emplois du temps hebdomadaires avec trois jours de cours et deux jours en entreprise ou de travail sur des projets. En M2, l’alternance restera par quinzaine (deux semaines de cours pour deux semaines en entreprise ou en projet).

Pouvez-vous nous parler de la procédure d’admission en master ?

Il est prévu que nous accueillions au maximum 20 étudiants en MNI, 36 étudiants en MNE et 30 étudiants en ME. Ces capacités d’accueil sont suffisantes pour accueillir l’ensemble des étudiants de la licence SPI de la Faculté. En plus de ces candidatures, nous avons également des demandes d’étudiants étrangers qui émanent du site Campus France.

L’une des nouveautés est que tous les étudiants de L3 de notre Faculté doivent candidater via l’application web Ecandidat. Leurs candidatures seront évaluées de la même manière que celles des autres candidats. Inversement, nos étudiants bénéficieront de ce même traitement lorsqu’ils candidateront dans d’autres universités.

Cette procédure de recrutement nous permettra de mieux respecter nos capacités d’accueil, ce que nous ne sommes pas arrivés à faire cette année. Nos étudiants doivent donc être bien conscients qu’ils ne pourront pas se présenter dans le courant du mois de septembre comme certains ont pu le faire cette année.

Pour l’admission, nous demandons un certain niveau de connaissances pour réussir car il n’y a pas de cours de mise à niveau. L’étudiant doit aussi expliquer pourquoi il souhaite suivre la formation. La lettre de motivation est très importante, notamment pour nos étudiants de licence. Ils doivent expliquer leur projet professionnel afin de démontrer leur capacité à trouver un stage en M2.

Quels sont les débouchés du master PAIP ?

Les étudiants peuvent intégrer des départements de Recherche & Développement dans des entreprises. Ils peuvent, par exemple, devenir responsable de bureaux d’études, mais aussi enseignant ou enseignant-chercheur après un doctorat ou encore ingénieur en R&D.

Dans les parcours ME et MNE, il y a une ouverture vers les métiers de bureaux d’études et d’ingénierie qui est plus prononcée que pour le parcours MNI. Ce dernier compte plus de poursuites en thèse.

Les étudiants trouvent facilement du travail*. Il y a une grande demande de spécialistes issus des trois parcours.

De plus, le parcours MNE a des partenariats avec Télécom Physique Strasbourg et le parcours MNI avec l’ENGEES. Les étudiants de l’INSA Strasbourg ont également la possibilité d’intégrer s’ils le souhaitent le M2 du parcours MNI.

* Consultez les enquêtes d’insertion professionnelle de l’ORESIPE.

Interview réalisée par Edouard LAROCHE, Sarah PROHASKA et Guillaume WEICK.